Si vous avez déjà conduit professionnellement des personnes pendant au moins un an, vous n’êtes peut-être pas obligé de passer l’examen VTC. C’est ce qu’on appelle la carte VTC par équivalence, un dispositif qui permet aux chauffeurs expérimentés d’obtenir leur carte professionnelle directement, sans réviser pendant des semaines ni stresser devant un jury.
Dans la pratique, beaucoup de chauffeurs de taxi, de conducteurs de bus ou même d’ambulanciers ignorent qu’ils peuvent prétendre à cette équivalence. Pourtant, elle représente un vrai gain de temps et d’argent, surtout à Lyon où la demande en VTC ne cesse d’augmenter. L’idée, c’est simple : si vous avez déjà démontré vos compétences sur le terrain, pourquoi repasser un examen théorique ?
Ce guide va vous expliquer concrètement comment faire votre demande de carte VTC par équivalence, quelles sont les conditions à remplir, et surtout comment monter votre dossier pour la préfecture du Rhône sans vous perdre dans les méandres administratifs.
Qu’est-ce que la carte VTC par équivalence et qui peut en bénéficier ?
Le principe de l’équivalence professionnelle

L’équivalence, c’est un dispositif prévu par la réglementation française qui reconnaît votre expérience professionnelle comme une preuve suffisante de vos compétences. Autrement dit, si vous avez déjà conduit des personnes dans un cadre professionnel pendant une durée significative, l’État considère que vous n’avez pas besoin de passer l’examen classique.
La carte obtenue par équivalence a exactement la même valeur juridique que celle obtenue après examen. Aucune distinction n’est faite : vous pourrez exercer le métier de chauffeur VTC dans les mêmes conditions, avec les mêmes droits et les mêmes obligations. C’est juste le chemin pour l’obtenir qui diffère.
Ce qui change, c’est que vous allez devoir prouver votre expérience avec des documents officiels : contrats de travail, fiches de paie, attestations d’employeur. La logique administrative veut que vous transformiez votre parcours professionnel en dossier béton.
Les profils professionnels éligibles à l’équivalence
Tout le monde ne peut pas prétendre à cette équivalence. Il faut avoir exercé un métier lié au transport de personnes, et il semble que la préfecture soit assez stricte sur ce point.
Les chauffeurs de taxi sont évidemment les premiers concernés. Si vous avez bossé comme taxi pendant au moins un an, vous remplissez déjà une grande partie des conditions. Certains chauffeurs lyonnais que je connais ont basculé vers le VTC justement grâce à cette passerelle.
Les conducteurs de transport en commun – bus, autocars, tramways – sont aussi éligibles. Là encore, on parle de vrais professionnels qui ont déjà l’habitude de transporter des personnes en sécurité, de respecter des horaires, de gérer des passagers.
D’autres métiers peuvent parfois être reconnus : ambulanciers, conducteurs de navettes privées, voire livreurs VIP dans certains cas. Mais attention, chaque dossier est examiné individuellement par la préfecture. Ce n’est pas automatique, et mieux vaut vérifier votre éligibilité avant de vous lancer.
Les conditions précises pour obtenir votre carte VTC par équivalence
L’exigence des 1607 heures d’expérience professionnelle
Le chiffre peut sembler bizarre, mais il est très précis : 1607 heures. C’est l’équivalent d’une année de travail à temps plein en France, selon le calcul de la durée légale annuelle de travail. En gros, un an d’activité continue comme chauffeur professionnel.
Dans la pratique, on remarque souvent que les candidats ne savent pas trop comment comptabiliser leurs heures. Si vous avez bossé à temps partiel, il faudra additionner plusieurs périodes pour atteindre ce seuil. Par exemple, deux ans à mi-temps peuvent suffire.
Les périodes prises en compte doivent être continues ou rapprochées. Si vous avez conduit un taxi en 2018, puis vous avez arrêté trois ans, puis repris, ça peut compliquer les choses. La préfecture du Rhône apprécie les parcours cohérents et récents.
Pour constituer la preuve, vous allez devoir rassembler vos bulletins de salaire, vos contrats de travail, et surtout une attestation de votre employeur qui détaille précisément vos heures de conduite. Pas juste vos heures de présence : vos heures réelles au volant, face à des passagers.
Les documents obligatoires à fournir

Monter un dossier d’équivalence, c’est un peu comme préparer un dossier de location : il faut tout justifier. Voici ce que la préfecture va vous demander :
- Une attestation employeur qui mentionne votre fonction, vos dates de contrat, et surtout le nombre d’heures effectuées en tant que conducteur de personnes
- Vos bulletins de salaire correspondant à la période d’activité déclarée
- Vos contrats de travail ou, si vous étiez indépendant, vos déclarations d’activité (Kbis, Urssaf)
- Un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2) de moins de trois mois
- Un certificat médical délivré par un médecin agréé, attestant de votre aptitude à la conduite
- Une photocopie de votre permis de conduire en cours de validité
Certains profils nécessitent des documents complémentaires. Par exemple, un ancien chauffeur de taxi devra fournir une copie de sa carte professionnelle taxi. Un conducteur de bus pourra devoir ajouter son attestation FIMO ou FCO.
Le piège, c’est que si un document manque ou n’est pas assez précis, votre dossier sera tout simplement refusé ou mis en attente. À Lyon, on constate que beaucoup de demandes traînent parce que l’attestation employeur ne mentionne pas explicitement les heures de conduite.
La procédure complète pour déposer votre demande à Lyon
Étapes de la demande sur le site ANTS

Depuis 2017, toutes les demandes de carte VTC passent par le site de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés). Plus besoin de vous déplacer en préfecture avec une chemise sous le bras : tout se fait en ligne. Enfin, presque tout.
Première étape : créer un compte sur le site de l’ANTS si ce n’est pas déjà fait. Vous aurez besoin d’une adresse mail valide et d’un mot de passe. Une fois connecté, cherchez la rubrique « Carte professionnelle VTC » et sélectionnez l’option « Demande par équivalence ». Attention, ne vous trompez pas de formulaire : celui de l’examen est différent.
Le formulaire en ligne vous demande de renseigner votre état civil, votre adresse, et surtout votre expérience professionnelle. C’est là que vous allez devoir détailler vos anciennes fonctions, les entreprises pour lesquelles vous avez travaillé, les dates précises, et le nombre d’heures effectuées.
Ensuite vient l’étape du téléchargement des pièces justificatives. Chaque document doit être scanné en PDF ou en JPG, avec une taille maximale de 5 Mo par fichier. Dans la pratique, beaucoup de dossiers sont refusés parce que les fichiers sont illisibles ou mal nommés. Prenez le temps de faire des scans nets, bien cadrés, avec vos documents à plat.
Une fois tout complété, vous validez votre dossier et vous recevez un accusé de réception par mail. Cet accusé contient un numéro de suivi que vous pourrez utiliser pour vérifier l’avancement de votre demande. Parfois, la préfecture vous contacte pour demander un complément de document. Répondez vite : les délais s’allongent si vous traînez.
Spécificités et contacts pour le département du Rhône

À Lyon, c’est la préfecture du Rhône qui instruit les demandes de carte VTC. Concrètement, même si vous passez par l’ANTS en ligne, votre dossier atterrit à la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, basée 106 rue Pierre Corneille, 69003 Lyon.
Si vous avez une question ou un problème avec votre dossier, vous pouvez les joindre par téléphone au 04 78 60 34 56, mais autant vous prévenir : ça ne décroche pas toujours. L’idéal reste d’envoyer un mail via le formulaire de contact sur le site de la préfecture, en précisant bien votre numéro de dossier ANTS.
Les délais de traitement dans le Rhône sont assez variables. On constate qu’en période normale, il faut compter entre 2 et 4 mois pour recevoir une réponse. Mais en période de forte demande (septembre, janvier), ça peut monter à 5 ou 6 mois. Un chauffeur que je connais a attendu presque 7 mois en 2022 parce qu’il manquait une signature sur son attestation employeur.
Une fois votre dossier validé, vous recevez un SMS ou un mail vous invitant à venir retirer votre carte en préfecture. Il faut prendre rendez-vous sur le site, et venir avec une pièce d’identité. Vous repartez avec votre carte professionnelle, valable 5 ans, et vous pouvez enfin démarrer votre activité VTC en toute légalité.
Si votre dossier est refusé, vous recevrez un courrier motivé. Les raisons les plus fréquentes : justificatifs incomplets, heures insuffisantes, ou profil non éligible. Dans ce cas, vous avez deux options : soit vous complétez votre dossier et vous le redéposez, soit vous passez par la case formation.
Délais, coûts et que faire en cas de refus ou d’inéligibilité
Combien de temps et combien ça coûte ?
On l’a dit plus haut, mais ça vaut le coup de le rappeler : à Lyon, comptez entre 2 et 6 mois pour obtenir votre carte VTC par équivalence. Ça peut paraître long, surtout si vous avez déjà un projet de reconversion en tête, mais c’est incompressible. La préfecture traite les dossiers dans l’ordre d’arrivée, et il n’y a pas de passe-droit.
Côté budget, c’est plutôt une bonne nouvelle : la demande de carte par équivalence coûte environ 60 euros. Ce montant correspond aux frais de traitement administratif et à la fabrication de la carte elle-même. C’est un timbre fiscal que vous achetez directement sur le site timbres.impots.gouv.fr, puis que vous joignez à votre dossier ANTS.
À ça, il faut ajouter quelques frais annexes : le certificat médical (entre 30 et 50 euros selon le médecin agréé), l’extrait de casier judiciaire (gratuit si vous le demandez en ligne), et éventuellement quelques photocopies ou frais d’envoi si vous devez récupérer des documents auprès d’anciens employeurs.
Une fois obtenue, votre carte professionnelle VTC est valable 5 ans. Passé ce délai, vous devrez la renouveler, mais la procédure est plus simple : pas besoin de refournir tous les justificatifs, juste un nouveau certificat médical et quelques documents à jour. Le coût reste à peu près le même.
Vous n’êtes pas éligible ? La solution formation VTC à Lyon
Dans la réalité, tout le monde ne remplit pas les conditions de l’équivalence. Peut-être que vous n’avez pas assez d’heures de conduite, ou que votre ancien métier n’est pas reconnu comme équivalent. Ça arrive souvent, et ce n’est pas une impasse.
La solution, c’est de passer par une formation VTC complète. Chez Formation VTC Lyon, on accompagne justement les profils qui veulent se lancer rapidement, sans passer des mois à attendre une réponse de la préfecture. La formation dure en moyenne 3 à 4 semaines, et elle vous prépare efficacement à l’examen théorique et pratique.
L’avantage, c’est que vous pouvez financer cette formation à 100 % grâce au CPF ou via Pôle Emploi si vous êtes demandeur d’emploi. Dans certains cas, ça ne vous coûte rien de votre poche. Et surtout, vous repartez avec une vraie maîtrise du métier : réglementation, gestion client, facturation, utilisation des plateformes.
On propose aussi un programme accéléré pour les chauffeurs qui ont déjà une expérience pro, même partielle. L’idée, c’est de ne pas vous faire perdre de temps sur ce que vous savez déjà. Un ancien chauffeur de bus, par exemple, n’a pas besoin qu’on lui réexplique le code de la route pendant trois jours.
Concrètement, beaucoup de candidats qui se sont vus refuser l’équivalence ont finalement obtenu leur carte VTC en moins de deux mois en passant par la formation. C’est plus direct, et ça vous donne aussi accès à un réseau de professionnels lyonnais déjà en activité.
Questions fréquentes sur la carte VTC par équivalence
Peut-on cumuler plusieurs expériences pour atteindre 1607 heures ?
Oui, c’est tout à fait possible. Si vous avez travaillé six mois comme chauffeur de taxi, puis huit mois comme conducteur de navette privée, vous pouvez additionner les deux périodes pour atteindre le seuil des 1607 heures.
Par contre, attention : il faut que ces expériences soient bien dans le transport de personnes, et qu’elles soient récentes. La préfecture du Rhône accepte généralement les cumuls si les périodes ne sont pas espacées de plus de deux ans. Au-delà, ça devient compliqué à justifier.
Dans la pratique, ce qui compte, c’est la cohérence de votre parcours. Si vous avez enchaîné plusieurs contrats courts dans le même secteur, avec des documents clairs, ça passe. Si vous avez un trou de trois ans au milieu, il faudra l’expliquer.
La carte par équivalence a-t-elle la même valeur que celle obtenue par examen ?
Absolument. Une fois en main, votre carte professionnelle VTC ne porte aucune mention particulière. Personne ne pourra savoir si vous l’avez obtenue par équivalence ou après avoir passé l’examen. Les droits sont identiques, les obligations aussi.
Vous pourrez vous inscrire sur Uber, Bolt, Heetch ou n’importe quelle autre plateforme, créer votre propre structure, facturer vos clients, travailler en indépendant ou en société. Aucune différence. C’est un vrai atout pour ceux qui veulent se lancer rapidement sans repasser par la case école.
Que faire si mon ancien employeur refuse de me fournir une attestation ?
Ça peut arriver, surtout si l’entreprise a fermé ou si vous êtes parti en mauvais termes. Dans ce cas, vous pouvez utiliser d’autres documents pour prouver votre activité : bulletins de paie, contrat de travail, attestation Pôle Emploi, relevés de carrière de la sécurité sociale.
Si vraiment vous n’arrivez pas à réunir les preuves suffisantes, la meilleure solution reste de passer par une formation. C’est plus sûr, et ça évite de perdre plusieurs mois dans des démarches administratives qui n’aboutissent pas.
Puis-je commencer à travailler en attendant ma carte ?
Non, c’est interdit. Vous devez attendre d’avoir votre carte professionnelle en main avant de commencer à transporter des passagers contre rémunération. Si vous vous faites contrôler sans carte, vous risquez une amende de 15 000 euros et l’interdiction d’exercer.
Certains chauffeurs essaient de contourner en travaillant « en douce » avec un compte prêté, mais c’est un très mauvais calcul. Les plateformes comme Uber vérifient de plus en plus, et les contrôles routiers sont fréquents à Lyon, surtout autour de la gare Part-Dieu et de l’aéroport Saint-Exupéry.
Mieux vaut attendre quelques semaines de plus et démarrer en règle, plutôt que de tout compromettre dès le début.
Voilà, vous savez maintenant tout ce qu’il faut pour demander votre carte VTC par équivalence à Lyon. Si vous remplissez les conditions, c’est clairement la voie la plus rapide et la plus économique pour vous lancer. Par contre, si votre dossier est limite ou que vous n’avez pas tous les justificatifs, ne perdez pas de temps : passez par une formation, et vous serez opérationnel dans moins de deux mois.
Chez Formation VTC Lyon, on accompagne justement les profils comme le vôtre, que vous soyez éligible ou non à l’équivalence. N’hésitez pas à nous contacter pour vérifier votre situation, on vous fait un point gratuit sur votre dossier et on vous oriente vers la meilleure solution.




